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  • Les réseaux sociaux, une bonne ou une mauvaise idée pour communiquer sur ses sorties ?

    Voici mon premier article sur mon site. J’aurais pu commencer par un article phare sur « Pourquoi opter pour une correctrice professionnelle change tout » . Je vous promets que nous aurons l’opportunité d’aborder le sujet. Toutefois, parlons d’un sujet plus personnel.

    Pendant plus d’un an j’ai eu l’habitude de faire mes retours lectures sur les réseaux sociaux (principalement instagram). J’ai pu découvrir que des maisons d’édition pouvaient envoyer gratuitement certains livres afin qu’un retour soit partagé sur diverses plateformes – des services presse. Entre partenariats avec ces éditeurs de renom et des auteurs indépendants, ce fut une période riche en découvertes, et à ma petite échelle je me suis sentie utile.

    Mais je dois bien avouer que la course aux likes et au nombre d’abonnés m’a progressivement fait perdre mon envie de partager avec ma petite communauté.

    Mes lectures ont fini par suivre les hype du moment, ma pile à lire s’est transformée progressivement en bibliothèque à lire et j’ai eu l’amère sensation d’être passée à côté de ce que j’aimais le plus. Lire. M’évader. Les contraintes sont devenues de plus en plus lourdes, m’éloignant petit à petit de ma passion première.

    Je me suis lancée dans l’écriture en avril 2024 et mon tout premier roman est sorti en mars 2025. Bien évidemment, la question s’est posée d’opter pour des services presse, ou non. Je ne me positionnerai pas sur le bienfondé de ce type de communication lorsque l’on signe avec une maison d’édition, personnellement ce n’est pas la voie que j’ai choisi.

    Mais soyons francs : aujourd’hui, publier un livre sans communiquer dessus, c’est un peu comme murmurer au cœur d’une tempête en espérant qu’on nous entende.
    Et à l’inverse, se lancer sur les réseaux sociaux sans stratégie, c’est comme sauter sous la douche sans vérifier la température : parfois agréable… parfois un moyen de finir rouge écrevisse.

    Alors, bonne ou mauvaise idée pour un auteur, ces plateformes ?
    Spoiler : ça dépend de comment on les utilise.

    Une visibilité qui ne mange pas de pain

    Les réseaux sociaux ont un avantage indiscutable : ils permettent d’être visible. Enfin encore faut-il savoir les utiliser, certes.
    Des auteurs qui se font repérer grâce à un post viral ? Ça arrive.
    Des lecteurs qui découvrent un roman simplement parce qu’un extrait est tombé dans leur fil d’actu ? Ça, c’est tous les jours.

    Ce sont des outils puissants, capables de mettre un livre sous des milliers d’yeux… parfois même avant qu’il ne soit publié – oui, je parle ici de téléchargement illégal.

    Mais attention : ce n’est pas magique.
    Si poster une fois par trimestre suffisait, tout le monde aurait déjà vendu 10 000 exemplaires.

    Le revers de la médaille : la pression (et parfois l’épuisement)

    Sur les réseaux, l’amour du livre rivalise avec… l’algorithme.
    Celui qui change d’humeur aussi vite qu’un chat qui décide soudainement que tes rideaux ne lui plaisent plus. Qu’on ne me jette pas la pierre… je n’aime pas les chats !

    Nombreux sont les auteur(e)s qui postent un contenu incroyable, travaillé, original et qui n’obtiennent malheureusement que cinq likes dont un de leur proche. À contrario, on a souvent vu un réel qui ne dure que quelques secondes, fait en moins de temps qu’il ne faut pour le dire, devenir viral.
    Le chaos créatif, dans sa splendeur.

    Résultat ? Certains auteurs se comparent, d’autres se découragent et beaucoup finissent par croire qu’ils « ne sont pas faits pour ça ».

    La vérité ? Personne n’est « fait pour » les réseaux.
    On apprend, on teste, on ajuste. Et si un post fait un flop, on recommence.

    Il faut garder à l’esprit que les réseaux sont un outil, mais ce qui compte réellement c’est l’aspect social. Au-delà des chiffres, il y a le lien direct entre l’auteur(e) et son lecteur.

    Utiliser les réseaux sociaux seulement pour avoir des vues et des likes n’est pas une véritable finalité. En revanche, partager son univers, son processus de travail, ses doutes et ses victoires est, selon moi, ce qui est le plus important. L’authenticité.

    Une communauté engagée, même modeste, vaut toujours mieux qu’un public immense qui ne vous connaît pas.
    Et les réseaux permettent de la construire, pierre après pierre.

    Alors, je vous l’accorde je n’apporte pas une réponse noire ou blanche sur la question. Finalement, tout est une question d’utilisation, de feeling et d’envie.

    Si tu as eu quelques déboires sur les réseaux sociaux, que tu sois lecteur ou auteur(e), n’hésite pas à réagir sous cet article et à le partager.

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